Quelle radicalité, hier et aujourd’hui ? Arts & hacktivism conférence – BIP2016

Soirée : Quelle radicalité, hier et aujourd’hui ?
VIDEOGRAPHIE(S), une émission télé contre la télé

Panorama des moments forts de l’émission TV pionnière Vidéographie(s), avec le témoignage de deux de ses fondateurs et animateurs, Robert Stéphane et Jacques Delcuvellerie.

L’émission Vidéographie(s), qui émane de la RTBF-Liège, est diffusée à partir de 1976. Elle est née d’un refus et d’une résistance farouche aux formes de la télévision traditionnelle. A travers des usages participatifs de la vidéo légère, des espaces d’expression dédiés aux groupes minorisés et à une programmation artistique radicale et expérimentale, Vidéographie(s) a fait date dans l’histoire de la télé. Visionnement d’une sélection d’extraits, dont certains inédits et présentation commentée par Robert Stéphane et Jacques Delcuvellerie.

Arts & Hacktivism (conférence)
En partenariat avec Transcultures

Jacques Urbanska parle de la relation entre arts, technologie et politique, en s’appuyant sur divers exemples d’hacktivisme, cette forme numérique qui allie création et engagement.

Acteur et metteur en scène de formation (Conservatoire Royal de Liège), Jacques Urbanska s’oriente en 2007 vers la performance et les arts numériques. Ses projets vont de la performance multimédia, l’installation interactive aux arts en réseaux.

Depuis 2010, il a construit un très large réseau d’information sur le champ des arts + science/technologie/recherche/innovation (arts-numeriques.info) et il est chargé des projets arts numériques et réseaux chez Transcultures, Centre des cultures numériques et sonores de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

BIP2016
10ème édition de BIP, Biennale de l’Image Possible

Dans un monde où le visuel sous toutes ses formes occupe une fonction centrale dans notre rapport à l’autre et à la société, l’Image Possible est une nouvelle appellation qui veut explorer les enjeux et l’actualité de ce “devenir-image” du monde. Avec les développements technologiques incessants, l’hybridation des disciplines artistiques et la présence massive des images et des écrans dans le quotidien, les régimes d’images sont de plus en plus poreux les uns envers les autres et circulent à travers les territoires (artistiques, culturels, médiatiques, intimes, etc.)

Beaucoup d’artistes choisissent désormais un médium parce qu’il se révèle approprié à leur propos, passant allégrement de la photo à la vidéo, via l’objet, le pictural, l’installation, le mapping, voire les hologrammes ou la performance. Cette évolution place dorénavant la photographie, comme les autres médias, dans des réseaux où l’hybridité et la perméabilité des frontières, des statuts et des genres se révèlent décisifs.

BIP comme Biennale de l’Image Possible voudrait témoigner, pour cette édition et les suivantes, de cette vaste problématique de la (l’im)puissance de l’image au XXe et surtout au XXIe siècle. L’Image Possible remplace dorénavant le traditionnel thème. La dimension prospective du “possible”, voire sa résonance d’espoir, nous emmènera vers des propositions visuelles métissées et hétérogènes. BIP défend un art qui prend le risque des autres arts, qui les questionne, les influence et se laisse contaminer en retour. Après avoir travaillé pendant de nombreuses années autour de diverses thématiques (le Territoire, le Contrôle, l’Amour, la Croyance,…), BIP s’oriente à présent vers une exploration plus libre et plus ouverte du champ visuel, toujours plus mixte, métissé, toujours plus riche d’impuretés.

Vidéos, films, photographies, projections, nouveaux médias et installations sont présentés en combinaison et déploient les formes possibles et les statuts variés de l’image analogique ou digitale, fixe ou en mouvement, la triturent, l’explorent, la renversent ou la rétablissent. Hors de ces régimes et manifestations d’images composites, il apparaît que l’image n’a peut-être jamais été autant « possible » qu’aujourd’hui…

4 death

4-Death-2_Jacques-Urbanska-2016