Je viens de publier une nouvelle note de lecture sur sfff.fr, elle est consacrée à un chapitre, que j’ai trouvé particulièrement intéressant, de la thèse de Julien Wacquez, sociologue de la science-fiction : L’Horizon des possibles planétaires : dynamiques et glissements de frontières entre science et science-fiction (2020).
La note porte sur le chapitre intitulé « Le poids grammatical de la preuve : la science ne peut être que science-fiction » : à partir de Bruno Latour (et, notamment, de l’attention portée à l’écriture scientifique), Wacquez décrit comment se fabriquent la valeur et la crédibilité des énoncés, et comment la science-fiction met ces mécanismes à l’épreuve via une « épreuve de réalisme ».
La SF y apparaît moins comme simple métaphore que comme dispositif cognitif : un lieu où se testent des frontières (réel/fiction, possible/impossible) et où la question de la vérité se déplace vers celle des formes de preuve.
Ma note assume, comme toujours, une lecture personnelle et partielle, en tant que prise de notes structurée plutôt que synthèse exhaustive.